Ephemere 1

Printemps des Poètes : C’est à votre tour de voter !

Le 04/04/2022 3

Dans Culture

Le concours d’écriture de poèmes touche à sa fin. Après de nombreux retours, la rédaction composée de dix personnes, a sélectionné 13 poèmes anonymisés dont 3 vont être imprimés sur la page Poésie du magazine Dicilà n°3 (parution est prévue pour le 25 avril prochain). Il ne reste plus qu’un choix à faire pour désigner le dernier gagnant de ce concours et c’est à vous de voter pour votre coup de coeur !

C’est à votre tour de faire entendre votre voix en élisant votre poème préféré. Vous trouverez sur nos réseaux sociaux un système de vote pour élire le poème qui figurera dans notre magazine. Vous avez jusqu’au 7 avril à midi pour voter. Le choix sera difficile ! Alors laissez vous porter par vos émotions et découvrez ces vers : 

Le temps d’un instant, 
Furtif mais puissant,
S’impose en moi ce présent :
Le sentiment,
Soudain mais persistant.
C’est toi : éternellement.

Katia

 
 

Au fur et à mesure 
que la terre s’écroule ; 
Grains de sable, grains de peau ; 
Paroles découpées s’amonticulent ;
Sans que la pluie ne les tue ;
Dans le tourbillon éphémère ; 
La mort leur est méconnue.

Eline

L’homme est un animal de brume,
Coincé, entre enclume et marteau ;
Entre les gloires et le beau,
La vérité et le costume ;
Et la mouvance de l’écume,
Et la poussière du tombeau.

Maxime

 
 

Air Rance

Ephémère, effet d’air, battement délétère.
Aussi fragile qu’un courant d’air ;
Si seul ;
Si seulement ;
Un peu plus d’air ;
Papillons d’hier, petit sillon d’air, éphémère.

Pauline
 

L’effet mère rend sage,il apaise les pensées.
Le bonheur est de passage, je vais le laisser m’emporter. 
L’effet de mes rides me laisse un instant KO.
C’est une crainte stupide,qui me fait vieillir trop tôt.
Et si on écoutait,ces instants accidentels,
Ils deviendront éternels, si on les laisse exister.

Christophe

 
 

Exaltation des sons du nouveau-né ;
L’instant se fragilise à la venue de l’autre instant,
La mort s’immisce dans la brèche de l’événement.
Frêle nativité au destin déjà scellé.

Elouann

C’est l’ombre qui touche d’abord le visage ;
Ne t’en fuit pas ;
Le crépuscule annonce une défaite ;
Cherche le néant ;
Lui seul pourra déchirer,
Ce qui ne cesse de continuer.

David

 
 

D’un jour de mai inespéré,
Au bout du temps joie de l’instant !
Des hauts, des bas, des joies ou pas.
D’un coup tout meurt, demeure la peur.
D’une relégation par coalition,
Ere éphémère éternelle colère.

Jeanne

Des fées mer

Des fées illuminaient la mer.
Elles avaient en elles une lumière,
Scintillante, bellement particulière.
Vêtues d’une robe bleue ordinaire,
Elles dansaient sans frontière.
Un pas devant, un pas en arrière.

Parnian

 

Samuel, le coup de cœur de la rédaction (hors sélection)

Nous avons pris la liberté de modifier le prénom de l'homme que nous vous présentons.

C’est un matin comme les autres, lorsque Léandre reçoit un message de Gilles Touati, notre fil d’Ariane, sans qui l’aventure de Dicilà n’aurait peut-être pas commencé. “Bonjour Docteur”, un de ses patients souhaite participer au concours d’écriture de poème organisé par Dicilà “Je n'ai pu m'empêcher de changer, une fois de plus, quelques mots pour peaufiner mon poème que je trouve très beau.”

Le docteur décrit à Léandre le parcours accidenté de cet homme, ses difficultés rencontrées avec la vie, avec l’école, avec les autres “J'étais très sale dans une sale éducation à la maison”… Il s’appelle Samuel. Il écrit depuis peu “Je ressens un bien être que j'ignorais totalement, écrire me rend heureux.”. Il a ressenti le bonheur d’être le chef d’orchestre des mots qu’il emploie,  du sens qu’il donne à ses lignes, des émotions qu’il insuffle à ces notes “Je me découvre une passion : me servir dans l'espace des mots pour en jouer à les faire sonner comme des notes de 
musiques qui courent sur une partition de Jazz, tout en improvisant, pour leurs donner le sens le plus approprié de ce qu'elles veulent dires.”


Samuel rencontre néanmoins quelques difficultés avec internet “Internet et moi, ce n'est pas très net”, et fait part de son poème à Gilles qui nous le transmet. Son poème ne s’accorde pas avec le règlement, mais il nous a touchés.

Avec une majorité de votes de la rédaction, nous accordons une mention spécial «coup de cœur» pour Nos vies comptées, de Samuel.
 

Nos vies comptées

Comment pouvez-vous, Madame, espérer 
Un temps voir nos nuits s' aimer sans détour 
Me sachant loup quand je dois me cacher 
Puisque nos mains nous lâcherons un jour 
Dictées par nos destins fous du passé 
Et m'inviter à vous parler d' Amour.


Laissez moi vous emmener un moment 
Parler au printemps témoin du matin 
Avant que le soleil ne redescende 
Dormir blotti le temps d'un lendemain 
Pardonnons nos divergences d'avance 
Aux siestes câlines torse contre vos seins.


Laissez moi vous faire valser dans ces vies 
Entremêlées sans pouvoir les guider 
Boulevard de l'inconnu des belles villes 
Aux histoires des nuits folles pour s'aimer 
Un peu de temps en rêvant qu'il se fige 
Pour l' éternité ne plus le compter.


Laissez moi vous offrir de mon trésor 
Quelques pépites d'or de mes vies en mer 
Gardez les longtemps pour que je m' endorme 
Avant que ma chair ne soit que poussière 
Sortons vite ! les pierres du fond où elles dorment 
Pour êtres un temps les diamants de la terre.


Laissez moi ce temps rêver dans vos pleurs 
Vous montrer que nos peurs et nos faiblesses 
Nous lorgnent d'aimer à corps nus des heures 
Tant mieux si mes rides fines me blessent 
À la fraîcheur d'une peau belle de douceur 
Rien ne vie sans partir un jour qui naisse.


Laissez moi vous parler de notre Amour 
Du baisé doux qui nous est interdit 
De celui que nous cachons au grand jour 
Le rendant fragile dans nos blanches nuits
Sauvons notre vie d'amant pour toujours 
La garder enlassée pour qu'elle ne file.


Les nuits passent et tournent au moulin du temps 
Le vent frappe la tige des jeunes fleurs 
Mortes en automne pour naîtrent plus souvent 
À nous embaumer nos âme de leur cœur 
Vivre l'instant, un Amour en instance 
Couchés sur elles sous un ciel de couleur.


LE TEMPS D'AVANT, LE TEMPS PRÉSENT, LE TEMPS FUTUR, EST LE MÊME TEMPS. 


C'EST CELUI QUI DURE À TRAVERS L' ÉTERNEL.


Samuel, mardi 15 Mars 2022 

Rédaction : Amélie Dervois

amiens culture poésie printemps des poètes

Commentaires

  • hélène

    1 hélène Le 05/04/2022

    * air rance 3!
  • gabrielle

    2 gabrielle Le 05/04/2022

    Air France n°3 !
  • Dorine

    3 Dorine Le 04/04/2022

    9

Ajouter un commentaire

Anti-spam