Culture : Jules Verne sous toutes ses formes avec Edouardo Carbon

Actuellement en quatrième année à l’école de Condé Marseille, dans le parcours BD/Illustration, Edouardo Carbon présentera cet été une série de huit illustrations consacrée à Jules Verne, en exclusivité pour Dicilà.

Originaire de Lorgues, dans le Var, Edouardo Carbon découvre pour la première fois la ville de Jules Verne. Pour sa première année de master, il réalise un stage dans notre rédaction afin d’y réaliser une série de huit œuvres dédiée à l’artiste phare d’Amiens, l’auteur Jules Verne. « Je n’étais jamais venu à Amiens, c’est une ville très charmante, et très différente de Toulon d’où je viens. J’en apprends un peu plus sur l’histoire à travers les recherches que je mène pour mes dessins » détaille l’étudiant de 21 ans. Sa passion pour la bande dessinée, il la tient de son père, qui possédait une grande collection de BD. « J’adorais lire sa collection, je trouvais fascinant que l’on puisse raconter des histoires si simplement avec du dessin et un peu de texte. Un peu plus tard, vers l’adolescence, je me suis plutôt intéressé aux mangas. Ca abordait des thèmes un peu plus divers » se souvient Edouardo.

Le style se travaille avec ce que l’on lit et l’on découvre.

Comme beaucoup de jeunes dessinateurs, Edouardo se créé, au fil des réalisations, son propre style de dessin. Il se définit ainsi : « J’ai un style qui mixe le semi-réalisme et le cartoon. Certains de mes professeurs me catégorisent dans le manga, mais je ne suis pas tout à fait d’accord. Je garde des codes de BD franco/belge dans mon style. Le style se travaille avec ce que l’on lit et l’on découvre. Plus petit je lisais beaucoup de Tintin, d’où cette influence des BD dans mes dessins. » Mais il n’y a pas que Hergé, auteur de Tintin, qui inspire le jeune Varois. « Il y a aussi Hayao Miyazaki, le créateur de Studio Ghibli. Quand j’étais petit, et même à l’adolescence je regardais ses films. On découvre petit à petit l’aspect technique de ces films en grandissant. J’aime aussi énormément Stan Lee pour le côté scénariste, et pour tout l’univers Marvel » détaille Edouardo.

Des méthodes de travail précises

Autodidacte jusqu’au lycée, Edouardo profite pleinement des techniques et des conseils que lui apporte l’école de Condé Marseille, spécialisée dans l’art. « On nous apprend différentes sortes de dessins, comme l’aquarelle, le crayon simple, mais aussi le digital. J’utilise un schéma assez simple dans mes dessins, avec tout d’abord plusieurs brouillons pour savoir vers quoi je veux me lancer, puis l’encrage, qui consiste à repasser au crayon plus épais les traits de mon brouillon. Ensuite, l’étape de colorisation, la plus périlleuse ! » A travers sa série d’illustration, il espère « donner envie aux gens de dessiner, car tout le monde sait le faire« .

Les 7 lieux de Jules sera une série d’aquarelle sur les lieux emblématiques de l’auteur.

A partir de la semaine prochaine, Dicilà vous proposera une illustration chaque lundi, réalisée par Edouardo. Le jeune artiste a souhaité travailler sur Jules Verne, « figure emblématique de la ville » comme il le décrit.




Arthur Lasseron

Crédit photo : Léandre Leber – Dicilà média

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