Artisanat : Faire briller sans polluer, le crédo de Plecostomus

Martial Brière est le premier laveur de vitres écolo d’Amiens. Il arpente depuis quatre ans les rues de la petite Venise du Nord à vélo, pour faire briller vitrines et autres baies vitrées.

Plecostomus, c’est le nom d’un poisson d’Amérique du Sud, aussi surnommé « poisson nettoyeur ». Si Martial n’est pas pourvu de nageoires, il lui suffit d’empoigner sa raclette et son mouilleur, pour devenir laveur de vitres. Le Compiégnois s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale en 2017, avec l’idée de proposer une solution écologique au nettoyage de vitres.

« Parfois des gens me demandent si je viens livrer des sushis » Martial Brière

« Je suis assez maniaque, j’aime bien quand les choses sont bien carrées » explique l’homme de 42 ans, qui n’avait jamais travaillé dans ce domaine avant de se lancer. Perfectionniste, il a suivi une formation à Lille et prête toujours un œil attentif aux pratiques outre-Atlantique. Depuis, Martial enfourche son vélo cargo toutes les semaines pour sillonner le centre-ville d’Amiens. En plus de pédaler à la force de ses jambes, Martial a essayé de pousser la démarche écolo à son maximum : « Je n’utilise pas de papier, je n’utilise que des microfibres pour éviter de jeter, les devis et les factures je les envoie en dématérialisé ».

Passage à l’électrique ?

Laver avec des produits écologiques demande plus d’efforts. Même s’il rajoute du vinaigre blanc, un anticalcaire, qui apporte de la brillance, Martial admet une certaine usure physique. Pour le soulager au quotidien, il songe à installer une assistance électrique sur son vélo, « du courage j’en ai, mais des fois quand je monte la rue Saint-Fuscien, je me fais doubler par des piétons, c’est un peu énervant (rire)».

Martial Brière prêt à faire briller la vitrine

Martial a fait le choix de ne pas agrandir son entreprise, pour rester à « l’échelle humaine » et entretenir la confiance avec ses clients. Il propose ses services toute l’année et par tous les temps. Lors du troisième confinement, beaucoup de boutiques ont dû baisser le rideau, heureusement, le laveur a pu compter sur les particuliers. Le bouche-à-oreille est son meilleur allié. Lorsqu’il a débarqué à Amiens en 2013, « incognito », Martial ne pensait pas faire la connaissance d’autant de monde, « c’est super enrichissant de rencontrer des gens, je pourrais écrire un livre avec toutes les anecdotes que j’ai ».

Retrouvez toutes les informations pratiques sur le site internet et le Facebook de Plecostomus.

Julien Benesteau

Crédit photos : Arthur Lasseron

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