Société : Femme, homme, équité ou égalité ?

Nous entendons souvent parler d’égalité entre hommes et femmes, le gouvernement a même légiféré pour introduire cet aspect dans le monde du travail et de la politique. Une certaine forme de féminisme le prône. Et pendant ce temps, un autre groupe s’élève et met en lumière l’équité. Certains pays sont encore sous l’emprise du patriarcalisme pendant que des voisins sont devenus parfaitement égalitaires. Dans un autre lieu, la population est en chemin pour trouver leur équilibre. Et si cette réflexion appartenait à nous tous ? Alors, égalité, équité entre les hommes et les femmes ?

Hommes et femmes sont-ils égaux ?`

Certains répondront : OUI, sur le plan politique, civil et globalement dans les textes de loi. « Liberté, égalité, fraternité » ces valeurs républicaines issues du mouvement de la révolution. L’égalité est souvent de paire avec légalité.

Il y a ceux qui pensent que les femmes et les hommes ne sont pas égaux
Ils répondent : NON, l’influence hormonale ayant une répercussion sur le mode de fonctionnement, sur le métabolisme, le physique.
L’équité, du latin aequitas  (« esprit de justice, égalité, juste proportion »)

Que dit la science ?

En vulgarisant les études scientifiques, il apparaît que la production de progestérone (hormone essentiellement produite par la femme) active la relation humaine et par conséquent l’empathie. D’où cette sensibilité souvent attribuée à la femme. Les œstrogènes (hormones plutôt féminine aussi) aident à « voir la vie en rose »
La testostérone (hormone principalement masculine) produite à forte teneur favorise la force physique.
Déjà sur ce plan, il apparaîtrait que l’égalité ne soit pas de mise, mais tout à chacun y trouve son « avantage ».

Équitable, dans quel but ?

Dans les faits, que se passe-t-il ?
Il convient de relever que l’éducation, l’environnement joue un rôle essentiel pendant l’enfance pour « construire cet homme, cette femme »
Que l’identité ne se construit pas seulement avec le sexe de la personne.
Nous pouvons relever que dans multiples sports, les joueurs sont souvent classés par sexe, âge, poids.
Nous constatons que la législation a modifié le travail de nuit des femmes en leur faveur, omettant celui des hommes. 
Nous pouvons aussi constater que hors du cadre légal, un recruteur favorisera à compétences égales un homme plutôt qu’une femme si elle est dans une situation d’envisager une grossesse. J’ai d’ailleurs eu le témoignage d’une étudiante en commerce envisageant de ne pas avoir d’enfants pour mener à bien sa carrière professionnelle. Un choix que les hommes n’ont pas à prendre.
Inutile de rappeler les différences de salaires entre hommes et femmes à compétences égales. Mais la loi française et les mœurs évoluent en faveur de l’égalité.

Egalité professionnelle

Le débat est-il utile ?

Comme pour chaque enfant, chaque adulte, quelque soit son sexe, il semble évident que l’égalité soit de mise dans de nombreuses situations. Peut-on pousser notre réflexion et se poser la question de l’équité dans certains domaines ?

J’adopte l’équité ou l’égalité ?
Plutôt que de parler parfois « d’inégalité » , « d’équité » pourrions-nous aussi employer « défavorisé » afin de permettre la « favorisation » dans une situation précise où l’égalité n’est pas envisageable ?

Et en dehors de nos frontières ?

Aux confins du sud-ouest de la Chine, non loin de la frontière Tibétaine, réside un peuple qui intrigue le reste du monde pour ses coutumes, mais surtout pour sa vision de l’amour et de la relation intime. La population des Mosos sont le dernier peuple matriarcal et ont gagné le titre de communauté-modèle à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’ONU. Pour lire la suite.

Dans le nord-est de l’Inde, la tradition matrilinéaire de la tribu des Khasi a créé une société plus égalitaire et respectueuse des femmes. Pour lire la suite
Depuis la nuit des temps, partout dans le monde, certaines populations ont fait des choix différents des nôtres. Si ce n’est déjà fait en partie, de quelle manière pourrions-nous y trouver une inspiration ?

Jérémy Patinier, journaliste, propose « le petit livret du féminisme pour les hommes »

Jérémy témoigne :
« Quand, dans une famille, un père accomplit spontanément 50% des tâches domestiques et organise les week-ends à la campagne ou les allers-retours au foot, sa femme est plus détendue et le couple va mieux. De plus, ce père impliqué améliore le lien avec ses enfants. Il peut les éduquer sans ces stéréotypes qui dévalorisent le féminin. Cela fait des individus plus structurés et plus forts, contrairement à ce que l’on croit, car on ne leur impose pas des modèles inatteignables » Pour lire l’interview.
Pour acquérir le livre

Ensemble

Une responsabilité individuelle que nulle loi ne peut adopter

Contester, réfléchir, avancer, nier ?
Au-delà du débat interminable des différences entre les sexes. Ne conviendrait-il pas de réfléchir plus souvent dans nos discours parfois hâtifs sur la place de l’Homme dans nos sociétés ?
Des sujets comme les différences sociales, éducatives, régionales, mondiales incluant les différences de cultures, les croyances sont un aspect important dans le comportement de chacun. 
Peut-on éviter de mettre des « étiquettes » et de regarder plutôt la personnalité, le parcours, les valeurs de la personne pour laquelle on se place parfois en juge. 
Nombre d’associations, de politiques et individus appellent souvent à l’harmonie. D’autres moins ouverts ou sensibles ou ayant des intérêts personnels influencent vers des discours moins tolérants. 

Et si je devais prendre position ?

Loin de moi, l’idée d’en prendre une. La mémoire collective influence le monde, impossible donc d’imaginer un monde 100% égalitaire ou équitable quand l’histoire de notre pays, de notre planète nous a laissé en héritage un monde majoritairement patriarcal et par conséquent non égalitaire, non équitable. 
Les témoignages, les lois, les articles de presses, les conversations … nous montrent depuis quelques décennies une modification dans la manière de penser et d’être dans de nombreux pays. La Suède, la Finlande, la Norvège sont des exemples notoires de ce changement. Les mœurs évoluent, le système de pensée est souvent questionné. Je me réjouis de cette évolution vers un mode de vie plus à l’écoute des besoins de chacun.

Le respect étant une valeur forte dans mon fonctionnement, il me convient de penser que des femmes apprécient et trouvent leurs avantages à adopter le système patriarcal si celui-ci est empreint de respect. Que ces mêmes hommes y trouvent un sens en offrant une « protection » à leur compagne. Que d’autres femmes et hommes se plaisent dans une référence de pleine égalité. Et enfin d’autres adoptent l’équité, considérant cela plus juste. 
Ne doit-on pas prôner un monde de justesse empreint de respect, de tolérance avant même de se poser la question de l’égalité ou de l’équité. Aucune loi ne peut gérer cela, par contre chacun d’entre nous peut-être un élément, une influence vers un monde meilleur.

Caroline Henrotte
Photo : Bicanski-Pixnio (Libre de droit)

Dans les semaines à venir, vous pourrez découvrir sur ce thème « égalité-équité » les témoignages d’hommes et de femmes.

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