Société : Le manque d’Amiens plus que le mal de mer pour le skipper Victor Eonnet, dans la Mini Transat 2021

Amiénois d’adoption depuis son embauche chez Clarins à Glisy en 2018, Victor Eonnet se prépare à larguer les amarres en 2021 pour réaliser son rêve… Celui qui est vite tombé sous le charme d’Amiens sera en septembre prochain au départ de la Mini Transat à la voile !

Amiens, Victor Eonnet l’a découverte début 2018. Et le coup de foudre n’a pas tardé. « Je travaillais déjà chez Clarins, à Paris et on m’a proposé un poste comme ingénieur performance à Amiens (NDLR : précisément sur la plateforme logistique de Glisy)Pendant quelques mois, ce Parisien d’origine qui a attrapé le virus de la mer en passant ses vacances, enfant, en Bretagne (L’ïle-aux-Moines, dans le Morbihan puis les environs de Paimpol, dans les Côtes-d’Armor ensuite) a fait l’aller-retour tous les jours. « Avec un trajet à vélo pour partir de chez moi, puis le train jusqu’à la gare de Longueau et enfin la voiture. J’arrivais au boulot, j’avais déjà envie de prendre une pause ! Alors j’ai décidé d’emménager ici. Je ne connaissais pas du tout Amiens. J’ai été très agréablement surpris, loin de l’image un peu triste que l’on a parfois des villes du nord. Amiens est plus agréable à vivre que Vernon (Eure), par exemple, où j’ai travaillé trois ans chez Plastic Omnium. J’ai trouvé une ville très vivante, avec une offre culturelle et sportive riche » explique celui qui joue au tennis, au TCAM, avec un collègue. « Plus jeune, j’ai aussi fait du squash. Le padel, je m’y mettrai peut-être un jour, mais il faut être quatre, ce qui est plus compliqué à organiser. »

Victor Eonnet est amiénois d’adoption, entre la mer et la tour Perret !


« J’ai loupé l’ASC en Ligue 1… »

Le sport, celui qui se doit d’être en très bonne condition physique pour affronter les éléments quand il sera seul à la barre de son Pogo 2, un voilier de 6,50 mètres aux couleurs d’Arthritis, fondation pour la recherche sur les rhumatismes et les maladies articulaires, préfère le pratiquer que le regarder. « J’ai loupé l’occasion d’aller voir l’ASC en Ligue 1, alors que Clarins avait pourtant une loge au stade de la Licorne. Les Gothiques et le hockey sur glace, je devrais m’y intéresser car je suis Canadien par ma mère, mais je n’ai jamais vraiment exploré ce côté-là. » Le préparateur mental que Victor Eonnet consulte depuis le printemps dernier « pour avoir un moral stable, un point essentiel » avant un défi comme celui qui l’attend, peut aussi le connecter à la fois au milieu du sport et à Amiens… Franck Blondeau a été entraîneur d’équipes de jeunes footballeurs à l’Amiens SC et d’adultes en championnats régionaux. Le navigateur ressent déjà les bienfaits de son apport : « on fait de la relaxation, de la visualisation mentale sur les manœuvres pour que je me sente le mieux possible le plus longtemps possible. »

La Tour Perret, comme un phare dans la nuit

Atout supplémentaire pour que Victor Eonnet se sente comme un poisson dans l’eau, ses proches vont tous dans le même sens quand ils découvrent Amiens en lui rendant visite : « à chaque fois que des amis viennent me voir, ils sont séduits. J’ai également rencontré ma compagne, Chloé, ici. Elle est biologiste au labo de biochimie du CHU. Elle aussi est amiénoise d’adoption. Logiquement, on devrait rester ici quelques années. » Le temps peut-être pour le jeune couple d’emménager dans la Tour Perret ! « Le dimanche soir, sur l’autoroute, quand je rentre de Bretagne après avoir navigué, je la vois de loin. Je repère ses points rouges dans la nuit. En juin dernier (NDLR : pour ses trente ans), ma compagne m’a justement offert comme cadeau d’anniversaire une petite location dans un appartement de la Tour Perret ! C’était très sympa, la vue est magnifique ! Je l’adore aussi pour son histoire, elle a été le premier immeuble d’habitation de plus de 100 mètres en France, voire en Europe (NDLR : la Tour Perret, conçue par l’architecte Auguste Perret, apôtre du béton armé, a ouvert en 1952. Elle culmine à 104 mètres et compte 26 étages). C’est mon bâtiment préféré d’Amiens, avec bien sûr la Cathédrale » indique Victor Eonnet. Quels plus beaux phares pour lui donner des repères, une fois qu’il aura mis le cap sur St François, en Guadeloupe, terme de la Mini Transat 2021 !

Vincent Delorme (avec Léandre Leber)
La Mini Transat 2021 (23ème édition) : départ prévu le 26 septembre prochain aux Sables d’Olonne (Vendée).
Victor Eonnet cherche encore des partenaires pour boucler son budget, aidez-le : victoreonnet@gmail.com ou 06.51.54.29.24.

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